Profitez de 5% de réduction sur votre 1ère commande avec le code WELCOME5 !
EXCLUSIF : De nombreux cadeaux à récupérer lors de vos commandes ! Cliquez ICI pour en profiter !
En plus, profitez des Frais de ports offerts dès 49€ht !
Mis à jour le 15 septembre 2026
Une chaussure de sécurité est certifiée seule. La chaussette qui va dedans ne l'est pas, et aucune norme ne la couvre. C'est pourtant elle qui gère la transpiration, le frottement et le volume réel du pied dans la chaussure. L'INRS est explicite sur ce point : sous une chaussure de sécurité, « le port de chaussettes absorbantes sont nécessaires ». Autrement dit, une chaussette inadaptée ne rend pas votre chaussure non conforme — elle en annule simplement une partie du bénéfice, sans que rien ne le signale.

Que certifie exactement la norme d'une chaussure de sécurité ?
La norme de référence est la NF EN ISO 20345, publiée en mars 2022 en France. Elle reprend l'ISO 20345:2021, troisième édition du texte international, qui a remplacé l'ISO 20345:2011 (côté français, la version de février 2012 est annulée).
Ce que cette norme couvre, c'est la chaussure : l'embout de protection, la semelle, la tige, la résistance au glissement, la perforation. C'est d'ailleurs l'embout qui définit la catégorie. L'INRS le formule ainsi : une chaussure de sécurité possède « un embout de sécurité protégeant les orteils résistant à une énergie de choc d'au moins 200 J », là où une chaussure de protection s'arrête à 100 J et où une chaussure de travail n'a pas de protection des orteils du tout.
Le champ d'application s'arrête là. La chaussette n'entre dans aucune de ces exigences, n'est pas testée avec la chaussure et ne reçoit aucun marquage. Elle relève du confort et de l'hygiène, pas de la conformité.
Cette distinction a une conséquence pratique : un employeur peut fournir des chaussures parfaitement conformes et voir ses salariés s'en plaindre. Le problème n'est alors pas dans la chaussure.
Pourquoi la transpiration est-elle le point faible d'une chaussure de sécurité ?
L'INRS décrit le mécanisme sans détour dans sa brochure ED 6509 : « l'embout crée une zone non aérée, propice aux développements de macérations et de mycoses ». La coque, acier ou composite, ferme l'avant du pied : aucune chaussure de sécurité n'y échappe totalement.
L'humidité qui s'accumule dans cet espace a deux effets. Elle favorise les mycoses, ce que l'INRS relie directement à la chaleur ambiante. Et elle ramollit la peau, qui devient nettement plus sensible au frottement — c'est le mécanisme de l'ampoule. Une chaussette qui garde l'humidité contre la peau entretient les deux.
Cette gêne est-elle réellement documentée ?
Oui, et de longue date. Une enquête publiée par l'INRS dans Documents pour le médecin du travail a interrogé 310 salariés de quatre entreprises (transport, métallurgie, grande distribution) sur leur vécu du port de chaussures de sécurité. Voici ce qu'ont déclaré les 244 salariés qui en portaient effectivement :
| Ce que déclarent les porteurs de chaussures de sécurité | Effectif | Part des porteurs |
|---|---|---|
| Ressentent une gêne | 142 | 58,2 % |
| Signalent une transpiration excessive | 82 | 33,6 % |
| Trouvent un inconvénient au port | 109 | 45 % |
| Mentionnent des douleurs du pied ou de la cheville | 58 | 18,7 % |
La limite de ces chiffres doit être dite : l'enquête a été menée en 1997 et publiée en 2000, sur quatre entreprises seulement. Les chaussures ont beaucoup progressé depuis. Ce qu'elle établit n'est pas un niveau, c'est une hiérarchie : la transpiration arrive en tête des motifs de plainte, devant la douleur. Et parmi les salariés qui ne portaient pas de chaussures de sécurité, ils n'étaient que 16,7 % à évoquer ce problème — le facteur chaussure est donc bien en cause.
Qu'est-ce qui distingue une chaussette de travail d'une chaussette ordinaire ?
Trois choses, et aucune n'est cosmétique.
La gestion de l'humidité. Le coton absorbe la sueur puis la garde. Une chaussette technique de travail associe des fibres qui évacuent l'humidité vers l'extérieur plutôt que de la stocker contre la peau. C'est la différence entre un pied humide et un pied mouillé au bout de quatre heures.
Le renfort aux zones de contact. Talon, pointe, tendon d'Achille : ce sont les trois points où la tige rigide d'une chaussure de sécurité frotte. Un bouclage renforcé à ces endroits amortit là où la chaussure ne le fait pas.
Le maintien. Une chaussette qui glisse crée un pli, et un pli sous le pied dans une chaussure fermée finit toujours en ampoule. Le maintien de la voûte et une tige haute qui ne tombe pas règlent ce problème.
C'est cette logique que suivent les modèles conçus pour être portés sous une coque de protection, à l'inverse d'une chaussette de ville qui n'a jamais été pensée pour huit heures dans un environnement fermé.
Comment la chaussette change-t-elle la pointure ressentie ?
C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus facile à éviter. Une chaussette de travail est plus épaisse qu'une chaussette de ville, en particulier aux zones renforcées. Elle occupe donc un volume réel dans la chaussure.
Essayer une paire de chaussures de sécurité avec des chaussettes fines, puis la porter tous les jours avec des chaussettes épaisses, revient à porter une pointure trop petite sans l'avoir choisi. L'INRS insiste d'ailleurs sur « la largeur adaptée au porteur » comme critère de comparaison entre fournisseurs : le volume compte autant que la longueur.
La règle pratique tient en une phrase : on essaie ses chaussures de sécurité avec les chaussettes qu'on portera réellement au travail. Si les douleurs persistent malgré une chaussure adaptée, le sujet est traité plus en détail dans notre article sur l'origine des douleurs du pied en fin de journée.
Combien de paires faut-il prévoir, et à quel rythme les changer ?
Une chaussette de travail se change tous les jours, sans exception : c'est la recommandation d'hygiène de base que l'INRS rappelle avec « une bonne hygiène corporelle quotidienne ». Un roulement confortable demande donc au minimum cinq paires, ce qui explique que ces modèles soient presque toujours vendus par lots.
Le renfort s'use avant le reste. Dès que le bouclage du talon est aplati, la chaussette ne protège plus du frottement même si elle n'est pas trouée. C'est le vrai signal de remplacement, et il arrive bien plus tôt que le trou.
Foire aux questions
La chaussette fait-elle partie des EPI que l'employeur doit fournir ?
Non, pas en tant que telle : elle n'est couverte par aucune norme d'équipement de protection individuelle, contrairement à la chaussure. Certaines entreprises la fournissent tout de même, et certaines conventions collectives ou accords d'entreprise le prévoient. C'est un choix d'employeur, pas une obligation réglementaire liée à la norme.
Peut-on porter des chaussettes de sport dans des chaussures de sécurité ?
C'est déjà mieux qu'une chaussette de ville en coton, car les chaussettes de sport gèrent souvent bien l'humidité. Il leur manque en revanche les renforts placés aux zones de frottement propres à une tige rigide, et la hauteur suffisante pour les modèles montants.
Faut-il des chaussettes différentes en été et en hiver ?
Oui, et l'écart est plus marqué qu'on ne le croit. L'INRS note que « une chaleur ambiante excessive augmente la sudation et le risque de développement de mycoses », ce qui plaide pour une épaisseur réduite et une bonne évacuation en été. À l'inverse, pour le froid, la brochure ED 6509 indique que « le port de chaussons ou de surchaussettes peut améliorer l'isolation ».
Une chaussette épaisse protège-t-elle mieux des chocs ?
Non. La protection contre les chocs et la perforation vient uniquement de l'embout et de la semelle certifiés selon la NF EN ISO 20345. Aucune épaisseur de textile n'y contribue, et compter dessus serait une erreur d'appréciation du risque.
Les chaussettes anti-transpiration règlent-elles le problème des odeurs ?
Elles le réduisent sans le supprimer. L'odeur naît de la macération : agir sur la chaussette aide, mais alterner deux paires de chaussures et les laisser sécher reste le levier le plus efficace.
Sources
- INRS, Les équipements de protection individuelle du pied et du bas de la jambe — Choix et utilisation, brochure ED 6509, juin 2025.
- Rolin D., Nousbaum M., « Acceptation en entreprise du port des chaussures de sécurité », Documents pour le médecin du travail, INRS, n° 84, 4e trimestre 2000 (enquête menée en 1997 auprès de 310 salariés).
- ISO, ISO 20345:2021 — Personal protective equipment — Safety footwear, 3e édition, 17 décembre 2021.
- AFNOR, norme NF EN ISO 20345, mars 2022, remplaçant la version de février 2012.
Connexion