Un équipement de protection individuelle (EPI) est un dispositif destiné à être porté ou tenu par un travailleur pour le protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ou sa sécurité (chute d'objet, coupure, bruit, projection, produit chimique…). Chaussures de sécurité, gants, casques, lunettes, masques et vêtements de protection en sont les exemples les plus courants. Dans le milieu professionnel, l'EPI constitue le dernier rempart du travailleur face aux risques de son métier : comprendre sa définition, ses catégories et le cadre légal qui l'entoure est essentiel pour travailler en sécurité.

Définition réglementaire d'un EPI

La réglementation européenne (Règlement UE 2016/425, qui a remplacé la directive 89/686/CEE) et le Code du travail français définissent l'EPI comme tout équipement ou vêtement porté par un travailleur pour réduire son exposition à un risque qui ne peut être évité par des moyens de protection collective. Point essentiel : un EPI ne supprime pas le danger, il en réduit les conséquences en créant une barrière entre le travailleur et le risque. C'est pourquoi sa conformité est strictement encadrée et attestée par le marquage CE.

Les 3 catégories d'EPI

Le Règlement UE 2016/425 classe les équipements en trois catégories, selon la gravité du risque couvert :

CatégorieNiveau de risqueExemples
Catégorie I Risques mineurs (chocs légers, produits d'entretien peu agressifs, intempéries). Gants de jardinage, lunettes de soleil, tabliers légers.
Catégorie II Risques intermédiaires (la majorité des EPI professionnels). Chaussures de sécurité, casques de chantier, vêtements haute visibilité.
Catégorie III Risques graves ou mortels, aux conséquences irréversibles. Harnais antichute, appareils de protection respiratoire, gants anti-coupure de haut niveau, vêtements anti-feu.

Les familles d'EPI, zone du corps par zone du corps

Chaque EPI protège une partie précise du corps contre un risque précis. Voici les grandes familles d'équipements et les protections correspondantes :

Retrouvez l'ensemble de nos équipements de protection individuelle classés par type de protection.

Le marquage CE et les normes des EPI

Chaque EPI doit porter le marquage CE, qui garantit sa conformité aux exigences européennes. À côté du CE, une norme précise le niveau de protection. Pour choisir l'équipement adapté à votre métier, vérifiez la norme correspondante :

NormeÉquipementProtection
EN ISO 20345 Chaussures de sécurité Embout résistant à 200 joules (classes SB, S1, S1P, S2, S3…).
EN ISO 20471 Vêtements haute visibilité Visibilité de l'utilisateur (classes 1, 2, 3).
EN 388 Gants de travail Résistance aux risques mécaniques (coupure, abrasion, déchirure).
EN 397 Casques de chantier Protection de la tête contre les chocs et chutes d'objets.
EN 166 Lunettes de protection Protection des yeux contre les projections.
EN 352 Protections auditives Atténuation du bruit (casques, bouchons).
EN 149 Masques respiratoires Filtration des particules (FFP1, FFP2, FFP3).
EN ISO 11611 / 11612 Vêtements de soudage / anti-chaleur Protection contre la flamme et la chaleur.
EN 14404 Genouillères Protection des genoux lors du travail à genoux.

Pour tout savoir sur le choix de vos chaussures, consultez notre guide des normes de chaussures de sécurité (S1, S1P, S2, S3).

Les obligations de l'employeur en matière d'EPI

En France, le Code du travail est clair : la fourniture et l'entretien des EPI sont à la charge exclusive de l'employeur. L'article R.4321-4 précise que « les équipements de protection individuelle […] sont fournis gratuitement par l'employeur qui assure leur bon fonctionnement et leur maintien dans un état hygiénique satisfaisant ». L'employeur doit également former les salariés à leur utilisation. De son côté, le salarié a l'obligation de porter les EPI mis à disposition et de signaler tout équipement endommagé.

L'entretien des vêtements de travail peut par ailleurs ouvrir droit à une indemnisation : découvrez le montant de la prime de salissure et les obligations qui s'y rattachent.

Questions fréquentes sur les EPI

Qui doit payer les EPI ?

L'employeur. Les EPI sont fournis gratuitement par l'entreprise, qui en assure aussi l'entretien et le remplacement. Le coût ne peut jamais être supporté par le salarié.

Quand faut-il remplacer un EPI ?

Dès qu'il présente des signes d'usure, après un choc violent (même sans dommage visible, comme pour un casque) ou lorsque sa date de péremption est dépassée.

Un salarié peut-il refuser de porter ses EPI ?

Non. Le salarié a l'obligation légale de veiller à sa sécurité. Le non-port des EPI peut constituer une faute et engager sa responsabilité.

Quelle différence entre un EPI et un vêtement de travail ?

Un vêtement de travail sert d'abord à identifier une fonction et à préserver les vêtements personnels ; un EPI a une fonction de protection certifiée contre un risque (marquage CE + norme). Un vêtement haute visibilité ou anti-coupure est à la fois un vêtement de travail et un EPI.

Le marquage CE est-il obligatoire sur un EPI ?

Oui. Sans marquage CE et déclaration UE de conformité, un équipement ne peut pas être considéré comme un EPI conforme et ne doit pas être utilisé.

Bien choisir vos EPI

Le bon EPI est celui qui correspond au risque réel de votre poste et qui est porté confortablement toute la journée. Besoin d'aide ? Notre équipe vous conseille pour équiper vos équipes : parcourez notre gamme de équipements de protection individuelle et de vêtements EPI, ou contactez-nous au 04 91 90 56 45.

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