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Évaluation des risques en situation de travail et maladies professionnelles
Depuis quelques années, le risque est devenu une notion centrale dans la réflexion de nombreux sociologues qui y voient l'une des spécificités des sociétés contemporaines. Ce point de vue se nourrit aussi de la montée de nouvelles menaces aujourd'hui très médiatisées : écologiques et technologiques, catastrophiques ou diffuses. Le monde de l'entreprise n'est pas à l'écart de la société du risque, bien au contraire. En milieu de travail, le risque, encore appelé “situation dangereuse“, correspond à la situation d'exposition, de rencontre plausible entre un travailleur, un opérateur et une ou plusieurs sources de danger. Les exemples de risques en situation de travail ne manquent pas : travailler sous tension, travailler en hauteur, manipuler des substances toxiques, manutentionner des charges lourdes, tous les secteurs professionnels sont concernés. Évaluer ces risques professionnels consiste à apprécier la gravité des dommages potentiels et leur probabilité d'apparition. L'objectif est d'atteindre un niveau de sécurité acceptable pour un système donné : machines, installations afin de préserver la santé des travailleurs. Il est indispensable d'évaluer les risques d'accidents de travail et de maladies professionnelles afin de mieux les maîtriser. Cette évaluation des risques est d'ailleurs une obligation législative découlant de loi de 1991, renforcée par un décret du 5 novembre 2001 qui exige au sein de chaque entreprise la tenue d'un document mis à jour chaque année et relatif à l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Évaluer les risques n'est pas seulement une contrainte réglementaire supplémentaire, cette démarche a pour principal objectif d'initier et de structurer au sein de l'entreprise un processus d'amélioration basé sur un dialogue sur les conditions de travail. Les avantages attendus sont multiples sur le plan économique, sur le plan de la stratégie et de l'organisation d'entreprise, sur le plan de l'hygiène et de la sécurité à condition de mettre en œuvre une méthodologie et des moyens adaptés. Mais évaluer les risques est-ce facile ? Certaines entreprises martiniquaises nous livrent leurs témoignages. Avant de repérer les dangers et d'évaluer les risques votre entreprise, un engagement et une implication de la direction sont indispensables. Le chef d'entreprise a tenu à expliquer pourquoi il s'est engagé dans une telle démarche et quelle place elle tenait dans la stratégie de l'entreprise que ce soit en interne vis-à-vis du personnel et de l'encadrement ou en externe en termes de communication et d'image.
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-Nous avons le souci constant d'améliorer la productivité dans nos ateliers, d'améliorer la qualité des produits et la qualité des services que nous offrons à notre clientèle. Nous sommes convaincus que nous ne pouvons réussir dans cette voie que si nos salariés, à leur poste de travail, évoluent avec une sécurité maximale et dans de bonnes conditions de travail. En effet, selon nous la performance industrielle et les bonnes conditions de travail sont indissociables. Avec l'aide du service prévention de la caisse générale de sécurité sociale, que nous remercions, nous œuvrons dans ce sens, nous avons œuvré et, tout particulièrement, nous sommes attachés à réduire les risques importants d'accidents inhérents aux types d'activités que nous développons dans nos ateliers.
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-Dès 1994, lors d'une réunion avec les représentants du personnel au sein du CHSCT, comité d'hygiène de sécurité conditions de travail, j'ai dressé le bilan général en matière d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail et nous avons décidé de diminuer les indicateurs importants de fréquence et de gravité des accidents du travail rencontrés dans les ateliers. Une évaluation des risques, de concert avec les membres du CHSCT, a permis de mettre en évidence les principales causes des accidents classées par risques et auxquelles étaient exposés les salariés. Il s'agit des risques mécaniques au cours de manutention, circulation, fabrication, retombée de la charge consécutive à la défaillance d'un appareil de manutention, renversement intempestif de pièces instables, heure, coincement d’un travailleur lors d'opérations de manutention, chute de personnes lors de ses déplacements pour atteindre le poste de travail, chute ou projection d'objets, produits, outils, accessoires, risque de blessure aux pieds, risque lié aux mauvaises conditions de stockage, risque de lombalgie et de tms liés aux mauvaises postures de travail et à l'énergie musculaire développée lors des opérations de grugeage des feuilles de tôle, mais aussi un problème important de nuisances sonores dans les ateliers. Un diagnostic de tous ces risques a été réalisé en collaboration étroite avec le service prévention de la caisse générale sécurité sociale de la Martinique. Les actions menées dans ses cadres se sont combinées avec la réalisation du plan de mise en conformité des machines.
-Nous avons compris très tôt que la disposition des ateliers, des effets physiques et chimiques, empêchaient toute évaluation de l’entreprise car il est indispensable pour nous de travailler dans de bonnes conditions.
La fréquence et la gravité de certains accidents ont été les éléments déterminants pour faire notre identification des risques. Un outil mis à notre disposition par le service prévention de la CGSS nous a également beaucoup aidé, il s'agit du guide général d'autodiagnostic. Aidés dans notre mission par les partenaires extérieurs, CGSSM et médecins du travail, nous avons engagé une réflexion franche avec la direction, l'encadrement et nos autres collègues soucieux d'améliorer leurs conditions de vie au travail et cela a été vécu comme un véritable projet d'entreprise. Nous sommes satisfaits du travail accompli jusqu'ici mais cette action se poursuit si nous voulons maîtriser les risques d'accidents et de maladies professionnelles de manière permanente. Nous souhaitons donc que la direction maintienne le cap en continuant à associer de manière participative des opérateurs, la maintenance, l'encadrement, en somme faire prendre conscience à chacun de sa part de responsabilité en matière de sécurité.
-En 99, en concertation avec le CHSCT, nous avons décidé de porter nos efforts sur les risques d'exposition aux poussières de fer qui peuvent être à l'origine de maladies professionnelles. Afin de prendre les bonnes décisions, d'être certain que le dispositif que nous allions adopter serait efficace, il nous a paru souhaitable au préalable de mesurer l’empoussièrement réel dans les ateliers.
-À la demande du CHSCT, une évaluation par prélèvement a été effectuée par le service prévention de la CGSS. Il a permis de mettre en évidence un dépassement de la valeur limite de moyenne d'exposition en fer. Ainsi, face à ces problèmes, une réflexion a été menée au sein de l'entreprise en collaboration étroite avec l'ensemble des salariés, le CHSCT et le service prévention de la CGSSM. Elle a débouché sur l'installation de nouveaux équipements de travail et sur un réaménagement des ateliers, l'ensemble financé dans le cadre d'un contrat de prévention avec la CGSS et d'un plan d'action mené sur deux ans dans les ateliers existants. Aujourd'hui nous nous sommes engagés dans un processus de certification de qualité.
-Encore une fois nous sommes convaincus que la gestion du risque doit être au cœur de nos préoccupations, au cœur de nos actions. Avec des salariés convaincus, avec des représentants du personnel membres du CHSCT qui partagent cette conviction qui sont de véritables acteurs, avec l'aide de partenaires extérieurs notamment et en particulier la caisse générale de sécurité sociale sur le service prévention, avec l'aide du médecin du travail nous devons et nous avons tous les éléments pour réussir.
-Lorsque les risques sont nombreux, on ne sait pas par où commencer. Il est important d'identifier les personnes chargées de l'évaluation et définir précisément leur tâche. Il faut aussi qu'elles aient reçu une formation appropriée leur permettant d'identifier les risques et d'analyser les situations de travail dans tous ses aspects. À la sucrerie du galion c’est le responsable sécurité qui a été chargé du projet d'évaluation des risques, de par sa mission il s'occupait déjà de toutes les questions relatives à la conception des lieux de travail et aux procédés de fabrication en passant par l'organisation des postes de travail. Parallèlement il doit mener les enquêtes relatives aux accidents du travail afin d'en tirer les enseignements et propose des remèdes.
-Étant issu de la production j'ai dû participer à plusieurs formations du service prévention pour acquérir d'une part des connaissances relatives à l'organisation de la prévention des risques professionnels et d’autre part afin de maîtriser des outils qui me permettent aujourd'hui de diagnostiquer les risques propres à notre activité.
-Face aux nombreux accidents et au danger présenté par un outil de production très anciens, notre directeur a voulu aller plus loin dans la maîtrise des risques professionnels. D'ailleurs le point de départ de cette démarche fut ma nomination en tant que responsable de sécurité. Avec l'aide du service prévention de la CGSS, nous avons procédé à l'évaluation des risques en analysant en premier lieu les accidents du travail sur les trois dernières années. Ensuite, nous avons évalué chaque poste de travail depuis l'arrivée de la matière première jusqu'au produit fini. Pour l'étude du niveau sonore dans l'usine, nous avons également pu bénéficier des compétences du service prévention et de leurs collègues du centre de mesures physiques de la cram d'Auvergne. Ce qui est important à signaler c'est que les actions concrètes ont pu être rapidement planifiées et réalisées. Grâce à ces évaluations des solutions étaient adoptées en étroite collaboration avec les opérateurs concernés. Par exemple, au poste de chaulage le salarié était exposé à un risque chimique causé par les poussières de chaux, un risque de chutes de hauteur lors de la manutention des palettes et des fréquentes manutentions manuelles de sacs, exposé à des risques dorso lombaires. Des actions concrètes ont pu être réalisées : la mise en place d'un système d'aspiration spécifique des polluants, l'installation d'une barrière écluse permettant d'éviter toute chute de hauteur, l'acquisition d'un gerbeur électrique qui facilite la manutention des palettes et la mise en hauteur des sacs pour le transvasement. Les postes d'ensachage aussi ont subi de profondes modifications au vu de l’élimination de la manutention manuelle des sacs de 50 kg. Concrètement nous avons automatisé en partie ce poste de travail de manière à réduire sa pénibilité. D'autre part, suite aux mesures du bruit nous avons entamé l'insonorisation de plusieurs postes de travail, par exemple le turbo alternateur a été entièrement capoté ce qui nous a permis de passer d'un niveau sonore de plus de 100 db à environ 70 db, soit, en dessous du seuil de danger.
-Aujourd'hui nous sommes conscients qu'une intégration de la sécurité ne pourra porter ses fruits que si elle est prise en compte à tous les niveaux de l'entreprise et la maîtrise des risques majeurs. D'ailleurs, nous avons comme objectif actuellement la mise en place de procédures qui permettront à nos sous-traitants d’intégrer eux aussi la prévention des risques professionnels lorsqu'ils vont intervenir dans nos locaux.
-Dans un autre établissement relevant du même secteur d'activité, à la distillerie Nesson installée au Carbet, l'évaluation des risques a été réalisée en préalable à un projet de réaménagement des locaux de travail afin d'intégrer la sécurité dès la conception.
-La modernisation de cette distillerie s'est avérée indispensable mais elle ne pouvait se concevoir sans la nécessaire prise en compte en amont de la prévention de certains risques professionnels. Alors c'est une démarche dans laquelle je me suis investie grâce aux services de prévention et avec son aide. Cette prévention des risques professionnels s'appuie naturellement sur l'amélioration des conditions de travail du personnel.
-Hormis la mise en œuvre de mesures visant la sécurité d'utilisation des équipements de travail, nous avons orienté nos efforts vers le poste d'embouteillages où les salariés se plaignaient de troubles musculo squelettiques. Effectivement les opérations de lavage des bouteilles, de remplissage, et de mise en cartons étaient essentiellement manuelles. D'ailleurs, l'analyse des manutentions manuelles dans le service de prévention a permis d'évaluer la pénibilité de ce poste de travail, les tonnages journaliers pouvant atteindre 7 tonnes par salarié. Aujourd'hui l'automatisation de cette ligne de production nous permet d'être bien sûr plus productifs avec une meilleure maîtrise de la qualité de nos produits mais surtout nous avons pu orienter notre personnel essentiellement féminin vers des tâches plus enrichissantes et beaucoup moins pénibles. La carrière Gouyer est implantée à Saint-Pierre depuis 1993, son développement a été marqué par une augmentation significative de son volume de production. Au fil des années soucieuse de satisfaire les exigences de ses clients en matière de délais, de diversité, de qualité et de prix, confrontée à un accroissement de la concurrence et désireuse de développer sa politique d'exportation, la carrière a vu évoluer de façon manifeste sa capacité de production. Activité à hauts risques professionnels, l'amélioration de l'hygiène, de la sécurité et des conditions de travail fut la clé d'entrée incontournable pour mener à bien un projet de modernisation et de restructuration organisationnelle afin de rester compétitif. Ainsi grâce à un travail documentaire préalable important et à la formation du personnel : mise en place de sauveteur secouriste du travail pour la maîtrise de l'organisation des secours, sensibilisation des méthodes d'analyse de causes d'accidents et d'incidents du travail, formation à l'acquisition de machines neuves et à la maintenance en sécurité, évaluation des nuisances physique au poste de travail, cette carrière à pu alors identifier les principaux risques auxquels étaient confrontés ses salariés.
-L'analyse menée nous a permis de hiérarchiser les risques et de définir des objectifs de sécurité clairs et précis. La priorité a été donnée à, premièrement, l'abaissement du niveau et de la durée d'exposition au bruit et aux poussières contenant de la civis à l'origine de pathologies potentiellement graves pour les salariés. Deuxièmement, la diminution ou la suppression des opérations de maintenance et d'entretien à risque.
-Grâce aux conseils et à l'aide financière de service de prévention de la caisse de sécurité sociale, nous avons pu sécuriser nos moyens de concassage et de manutention. Une unité de pilotage du site de production a été installée. Ces investissements s'est traduit par une augmentation du marché à l'export.
-Aujourd'hui la fierté de cette carrière repose sur l'abaissement de son taux d'absentéisme et la motivation de son personnel grâce à une démarche d'amélioration des conditions de travail.
G&P Dormoy, entreprise bien connue dans le secteur de l'industrie agroalimentaire en Martinique a toujours été soucieuse de la maîtrise de la qualité de ses produits. Cette entreprise s'est engagée dans une démarche globale de certification iso 9000 et est lauréat du prix qualité Martinique 2001. Ce parcours de qualité a permis à G&P Dormoy de constater que l'amélioration de la qualité des produits proposés à ses clients étaient étroitement liée à la maîtrise de sa production, à la fiabilisation de ces machines, mais aussi à l'amélioration de l'hygiène et de la sécurité aux postes de travail.
-Pour mener à bien notre projet d'amélioration des produits nous avons identifié avec l'ensemble du personnel les dysfonctionnements et analyser les postes de travail où il se plaignait des conditions pénibles.
-L'ancien mode de conditionnement entraînait de fréquents risques de coupure et leurs machines étaient peu sécurisées. Il y avait aussi les risques liés au mode de stockage des matières premières, à la manutention et à la circulation des engins, les troubles musculo-squelettiques liés aux gestes pénibles et répétitifs au poste d'étiquetage de conditionnement.
-L'analyse des risques professionnels réalisée avec le service prévention de la sécurité sociale nous a permis d'identifier des solutions techniques adaptées à notre mode de production.
-Aujourd'hui la contrainte sécurité, qualité, production et maintenance à l'échelle de chaque salarié est moindre, la mise en œuvre d'un plan d'action permet déjà d'améliorer les conditions de travail et d'augmenter la mobilisation du personnel vers l'objectif fixé par la direction, c'est à dire la performance. La poterie des Trois Ilets est la plus vieille briqueterie de France et la plus ancienne industrie de la Martinique. Elle produit la brique rouge et des dérivés à base de terre cuite tels que les tuiles, les claustras mais aussi des produits à base de béton sous licence PPB. Avec un effectif de 62 salariés, cette entreprise a mis en place un CHSCT en 1992.
-Avec l'obligation que nous avons de mettre en conformité les équipements de travail, nous avons été confrontés à une réelle difficulté car il y avait de nombreux risques liés aux organes mobiles de transmission, aux projections diverses de chutes de pièces notamment, à l'éclatement ou à la rupture des organes de travail. Donc nous avons souhaité impérativement mener cette démarche d'évaluation avec la participation de tout le personnel et cependant, il a été très difficile de faire remonter les véritables contraintes des salariés à leur poste de travail. C'est ainsi qu'avec l'aide du CHSCT, qui est chez nous une représentation majoritaire du personnel, nous avons dû en quelque sorte briser le mur du silence.
-Avec l'aide du service prévention de la CGSS, l'analyse faite sur le terrain en matière de risques professionnels après de notre CHSCT une force de proposition. Afin de mener à bien notre démarche d'évaluation des risques des techniciens du service prévention de la caisse de sécurité sociale nous ont beaucoup conseillé et ont contribué à la formation de notre personnel. Cette analyse a permis d'identifier des problèmes liés à la qualité, à la productivité, à la maintenance et à l'environnement. Un plan d'action très lourd a été initié depuis cinq ans, la priorité ayant été donnée aux risques machines, compte tenu de sa gravité, ainsi qu'à la gestion de la maintenance assistée par ordinateur. Le secteur agricole est en pleine mutation en Martinique. Dans le cadre de la modernisation des exploitations les chefs d'entreprise sont de plus en plus sensibilisés à la prévention des risques professionnels. Risques d'accidents liés à l'utilisation des engins agricoles : tracteurs, chariot à bananes, cannes d'odeur, risques liés à l'utilisation des produits phytosanitaires, risque de lombalgie et d’infections péri articulaires et aux manutentions de charges lourdes. À l'habitation Dehaumont, Robert Surcouf responsable de l'exploitation, est déjà sensibilisé à ces problèmes et s'est engagé dans une démarche d'évaluation des risques et d'amélioration des conditions de travail.
-Dans notre activité nous avons besoin de solutions concrètes basées sur la réalité des faits. Nous avons la chance d'avoir un comité d'hygiène et de sécurité à Dehaumont et il se réunit une fois par trimestre et les représentants du personnel y participent activement. Ils ont été formés par le service prévention de la caisse de sécurité sociale et ils ont su promouvoir d'autres formations au sein de l'entreprise telles que des formations de sauveteur secouriste du travail, formation aux gestes et postures dans le travail et cela nous a permis de créer une culture prévention au sein de l'entreprise, ce qui n'est pas une chose courante dans notre activité professionnelle.
-Au cours des réunions du CHSCT nous faisons toujours l'analyse des accidents ou incidents qui se sont produits depuis la précédente réunion mais nous allons surtout sur le terrain pour observer certains postes de travail. En écoutant le personnel nous avons une meilleure connaissance du travail réellement effectué et nous pouvons mieux comprendre ce qu'ils perçoivent en termes de risques. Nous pouvons ainsi prendre en compte une diversité de points de vue afin d'apporter des améliorations efficaces et de façon permanentes. C'est ainsi que depuis trois ans nous avons pu améliorer le poste des découpeuses ou en gare de conditionnement. Les salariés n'ont plus à faire des gestes pénibles qui entraînaient de nombreuses rotations de la colonne vertébrale. Les manutentions manuelles lors de la livraison des cartons d'emballage ont été supprimées grâce à la mise en place d'un monte-charge et d'un transpalette électrique. D'autres équipements ont permis d'améliorer sensiblement les conditions de travail. L'analyse des postes avec les représentants du personnel a également été menée dans les champs ou par exemple des ponts voire même des escaliers ont été installés afin de faciliter les déplacements du personnel et de réduire les accidents : chutes de plain-pied, glissade.
-Je pense que l'évaluation des risques est un atout pour l'entreprise car elle augmente ses performances en améliorant la productivité et la rentabilité par une réduction des accidents et des coûts associés, d'une meilleure qualité des produits, une amélioration de qualité interne et cela permet de créer une dynamique du changement par une participation active des ouvriers. Mais ça permet aussi de mieux impliquer les salariés dans le fonctionnement de l'entreprise par le dialogue et le travail en équipe en favorisant le recueil d'avis et de vécu de situation du travail et cela est important.
-L'évaluation des risques professionnels est le point de départ d'une démarche de prévention c'est une approche structurée qui consiste à identifier les risques qui existent dans l'entreprise et à les classer par ordre de priorité en fonction de la fréquence et de la gravité de ces risques afin de mettre en place des actions de prévention pertinentes. Il est important tout d'abord que le chef d'entreprise s'engage très clairement dans cette démarche de prévention et marque sa volonté de s'engager dans une démarche d'évaluation. Il doit s'organiser pour être autonome dans la réalisation de cette évaluation. Pour cela il doit s'appuyer sur des compétences en interne et faire en sorte que l'encadrement et les salariés s'approprient la démarche. Le recours à des ressources externes à l'entreprise n'est pas à exclure mais il doit être l'occasion d'acquérir et de développer des compétences internes. Le service prévention des risques professionnels de la caisse générale de sécurité sociale peut être une ressource externe pour l'entreprise. Les ingénieurs et techniciens de ce service sont des hommes et des femmes de terrain qui jouent avant tout un rôle de conseil. Ils proposent aux entreprises des sessions de formations pour permettre justement à leurs salariés d'accroître leurs connaissances et leur capacité à agir dans le domaine de l'organisation de la sécurité, de l'analyse des situations de travail, de la prévention de certains risques, risques liés par exemple à l'utilisation des machines, risques liés aux opérations de maintenance, risques liés aux manutentions, aux mauvaises postures de travail et bien d'autres. Nous mettons également nos compétences, notre savoir-faire et notre base documentaire très riche à la disposition des acteurs des entreprises afin de les aider à repérer les situations à risques dans leur profession, à évaluer le niveau d'exposition des salariés aux nuisances physique comme le bruit les vibrations par exemple, aux nuisances chimiques et proposer des mesures de prévention appropriées. Nous pouvons également contribuer au financement du plan d'actions défini par le chef d'entreprise en étroite concertation avec son personnel. En conclusion il est bon de rappeler que l'évaluation des risques professionnels est une obligation réglementaire mais elle n'est pas une fin en soi. Cette démarche anticipatrice, dynamique et évolutive est surtout réalisée dans le but d'aider à prendre des décisions, à choisir et à planifier des actions de prévention à mettre en œuvre afin de préserver la santé, la sécurité des salariés et par là même d'accroître la compétitivité et la performance de l'entreprise. Alors ensemble évaluons les risques afin de mieux les maîtriser.
Les impacts écologiques des travaux publics sont au cœur de l’actualité, notamment à travers la controverse autour du chantier de l’autoroute A69.
Retranscription libre de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=o1MvQrALFOE
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